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Les Forteresses

  • Théâtre

Les 14 et 15.11.2020Friche la Belle de Mai, Marseille

Gurshad Shaheman

En Pratique

  • Friche la Belle de Mai, Marseille
  • Friche la Belle de Mai, Marseille

Annulé

Durée : 3H

texte et mise en scène Gurshad Shaheman
création sonore Lucien Gaudion
scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
lumières Jeremie Papin
dramaturgie Youness Anzane
régie générale Pierre-Éric Vives
régie plateau Jeremy Meysen
avec Behi Djanati Ataï, Mina Kavani, Shady Nafar, Jinous S., Shirin S., Hominaz S. et Gurshad Shaheman
compagnie La Ligne d’Ombre
production Festival Les Rencontres à l’échelle – Les Bancs Publics
coproduction le phénix, scène nationale Valenciennes / Pôle arts de la scène - Friche la Belle de Mai / Maison de la Culture d’Amiens / TnBA - Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine / Le Carreau scène nationale de Forbach et de l’Est Mosellan / le Théâtre d’Arles, scène conventionnée d’intérêt national art et création – nouvelles écritures

accueil en résidence Le Manège Maubeuge / Les Bancs Publics - Friche la Belle de Mai
soutien DRAC Hauts-de-France, Région Hauts-de-France, Fonds SACD Théâtre, Spedidam

Texte lauréat de la bourse d’écriture de l’association Beaumarchais-SACD

Présentation

L’espace s’ouvre au public comme une invitation à l’écoute. On s’installe sur des plate-formes recouvertes de tapis, comme pour se détendre. Ilots que l’on imagine bientôt reliés entre eux par le flot des mots de l’auteur - et metteur en scène - Gurshad Shaheman. Fidèle à la démarche de l’artiste franco-iranien, Les forteresses est un texte et un spectacle marqués par l’autobiographie. Nourri des souvenirs et témoignages de la mère et des tantes de l’auteur, il se veut la mise en écho du présent du plateau et des pages sombres du passé, celui de l’Iran de la révolution trahie et de l’instauration de la République Islamique de 1979. Les trois sœurs sont sur scène, ainsi que Gurshad Shaheman et trois actrices. Tous sont iraniens, ils vivent en France, en Allemagne ou en Iran. Ils nous racontent la difficile émancipation des femmes d’Iran en ces temps troubles où règnaient l’impunité, la peur, la pénurie. L’intime se dévoile à travers le prisme d’un récit qui use du romanesque, embrasse le général comme le particulier, tout en négociant avec la pudeur. Les témoins du passé assistent au récit de leurs vies en train de se dire interprétés par les trois actrices. Des saynettes aux allures innocentes, comme des jeux d’enfants, graves parfois, semblent répondre aux textes, matrioshkas de corps et de voix dans un univers hanté par l’enfance et la guerre. On se déguise, on rit, les actions sont simples, mécanismes sur lesquels le temps semble n’avoir aucune prise. Le public est tout proche, disposé au cœur de cette famille, intégré par la mise en scène aux motifs du récit comme dans un tapis géant où chacun se fige en miniature.
Gurshad Shaheman est l’héritier lointain de Shahrazade, il l’a traduite, a appris à l’écouter, et dans toutes ses créations elle transparaît, pour dire, divaguer, aimer et vaincre. Ici elle parle à travers ces femmes, ses pareilles, pour accuser ces hommes d’Iran qui dans les années 1980 auront lâchement profité de la complaisance de la République des mollahs pour devenir des monstres domestiques, en toute impunité.

Gurshad Shaheman est artiste accompagné par les Rencontres à l’échelle depuis Pourama Pourama, trilogie autobiographique sur les années allant de l’enfance au début de l’âge adulte.