Comment faire coexister plusieurs langues dans un spectacle ? Peut-on jouer avec la traduction, le surtitrage ? Quel processus engager dans l’écriture plurilingue ? Quelles perceptions a le public de cette mobilisation linguistique ? Serait-ce un nouveau courant artistique? Autant de questions qui touchent à l’hétérolinguisme, dynamique de création de plus en plus répandue sur les plateaux de théâtre.
Annamaria Bianco est maîtresse de conférences en langue et littérature arabes modernes à l’Université d’Aix-Marseille ainsi que chercheuse associée à l’Institut Français du Proche-Orient. Elle est l’autrice de plusieurs études portant sur les liens entre la production culturelle arabe et l’exil et a notamment co-dirigé les ouvrages collectifs suivants : Arts du spectacle et diasporas. Créations, circulations et identités en mouvement (FITUA, 2026), Contemporary Arabic Literature and Migration : New Poetics and Perspectives (Bloomsbury, 2026) et Exil et traduction. Regards sur un croisement fécond (Classiques Garnier, 2025).
Membre du comité directeur de l’Association européenne des études sur la littérature arabe moderne (EURAMAL), elle est également traductrice pour le cinéma, le théâtre et la presse en France et en Italie. Rédactrice-en-chef de la revue Poésies toutes !, consacrée à la création poétique des mondes arabes, elle est coordinatrice du comité arabe d’EURODRAM, le Réseau européen de traduction théâtrale, depuis 2025. L’année dernière, elle a notamment traduit la pièce Chapitre quatre : Ennemi du peuple… rien de plus de Waël Kaddour (Syrie), créée pour la 79ème édition du Festival d’Avignon.