Je suis l’acteur de la poésie de ma mère met en scène un dernier dialogue intime entre une mère et son fils, traversé par une plongée profonde dans l’histoire familiale et celle de la République Démocratique du Congo.
Après Sept Mouvements Congo (KVS, 2018), une fresque saisissante de l’histoire contemporaine congolaise, et Géométrie de vies (Les Rencontres à l’échelle, 2022), co-créée avec Christiana Tabaro, cette nouvelle œuvre vient clore une trilogie majeure. Elle marque également le premier solo de Michael Disanka, affirmant une parole artistique plus personnelle et incarnée.
À travers la forme du kasala, poème honorifique issu de la culture kasaïenne à laquelle appartenait sa mère, il rend hommage à cet héritage transmis. Seul parmi les dix enfants à avoir reçu le goût de l’écriture, il fait de cette poésie maternelle la matière première de son œuvre.
Le spectacle déploie un parcours à la fois géographique et symbolique : du village de Kabeya Kamuanga — marqué par l’histoire politique des années 1960 — à Kinshasa, cœur battant du pays, jusqu’à Mbanza-Ngungu, lieu d’ancrage de son théâtre. Ce voyage devient une quête de sens, une exploration de l’identité et de la mémoire.
Fidèle à son langage artistique, Michael Disanka y développe une dramaturgie singulière qu’il nomme le « théâtre du scratching ». Inspirée de son expérience du bégaiement, cette écriture du souffle et de la fragmentation mêle texte, musique et mouvement pour donner naissance à une forme scénique libre, sensorielle et profondément immersive.
Je suis l’acteur de la poésie de ma mère est une œuvre sensible et puissante, où l’intime rejoint l’universel, et où la parole devient un acte de transmission et de réinvention.
→ Premières représentations du 14 au 17 mai 2026 au Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles.