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Wax

  • Danse
  • Production déléguée

Tidiani N'Diaye

Chorégraphie : Tidiani N’Diaye
Danse : Louis-Clément Da Costa, Tidiani N’Diaye
Lumières et régie générale : Brice Helbert
Scénographie : Pauline Brun, Silvia Romanelli
Création sonore : Pierre Rativeau
Costumes : Jean Kassim Dembélé, Valentine Solé et Jérôme Schmitt
Dramaturgie et regard extérieur : Arthur Eskenazi

Production : Copier-Coller
Production déléguée : Les Rencontres à l’échelle - Les Bancs Publics
Coproducteurs : La Place de la Danse - CDCN Toulouse / Occitanie, dans le cadre du dispositif Accueil Studio, Centre Chorégraphique National de Nantes, Atelier de Paris CDCN, Charleroi Danse, le PAD pépinière artistique daviers, Ateliers Médicis
Accueil Studio et soutiens: Honolulu Nantes, le PAD Angers, Maison Baron Genève, compagnie Gilles Jobin, TU de Nantes

Avec le soutien de la DRAC et de la Région Pays de la Loire

Présentation

Après Bazin pour la précédente édition des Rencontres à l’échelle, c’est au tour de Wax de nous habiller cet hiver! Signe de la passion du chorégraphe Tidiani Ndiaye pour la matière textile, dont il s’inspire en platicien ingénu, détourne les formes ou magnifie les coloris. Marque également de son intérêt pour la tradition africaine et ce qu’elle produit sur sa danse.

Le wax fait partie des tissus africains réputés, avec ses motifs vifs et colorés aux significations particulières selon les pays ou les circonstances. On le trouve aujourd’hui dans une grande partie de l’Afrique dont on ne saurait le distinguer. Mais l’histoire du wax se révèle plus complexe et c’est cet aspect qui attire l’attention du jeune chorégraphe franco-malien. Ce tissu est apparu vers le milieu du XIXème siècle, mis au point en Indonésie par les colons Hollandais inspirés par le batik local, un procédé ancestral consistant à utiliser de la cire pour dessiner les motifs avant la teinte du tissu. Dans les années 1890, la firme hollandaise Vlisco, soucieuse de développer de nouveaux marchés, s’inspire de motifs africains pour vendre le tissu en Afrique où il est largement adopté malgré l’empreinte coloniale. Le wax aura donc été conçu par des européens pour faire « africain ».

La pièce Wax veut s’emparer de ce flou. Tidiani Ndiaye joue des codes, des relations, des représentations. Le regard est au centre de son propos : que faut-il voir derrière ce qui est là depuis toujours, que l’on croit familier et pérenne ? L’étrangeté du dispositif reconstitue un studio photo, où l’espace et les corps sont saturés de tissu wax, dans l’esprit du camouflage. L’écriture chorégraphique se fait l’écho de ces motifs répétés, en mouvements, à l’unisson ou en décalé. Magie du motif et de sa répétition, où la beauté s’aveugle et l’absurde prend sens.