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Alexandre Paulikevitch

Chorégraphe

Liban

Alexandre Paulikevitch est né et travaille à Beyrouth. Il est chorégraphe et danseur.
Il aurait pu être juriste, mais c’est la danse qu’il choisit ou peut-être est-ce elle qui le choisit à Paris. Dans les années 2000, sa rencontre avec la danse dite « orientale », le Baladi, au Centre de danse du Marais est décisive, comme une promesse d’exploration de ses racines libanaises et de sa féminité  : « J’étais en train de prendre un cours de flamenco au Centre du Marais lorsqu’en tournant, j’ai entraperçu des danseuses orientales. Immédiatement, j’ai été happé ». Parallèlement à des études théâtrales et de danse à l’Université Paris 8, il collabore avec la chorégraphe et danseuse Leila Haddad. De retour à Beyrouth en 2006, au cœur de son enseignement et de toutes ses créations se tient le Baladi contemporain. Regardé comme une danse exclusivement féminine, il est l’un des très rares hommes à le danser au Liban, et dans le monde arabe, formé auprès des plus grandes du Caire : Dina, Nelly Fouad, Randa Kamel, Aziza, Zizi Moustafa. Il en explore la part émancipatrice la rage au ventre, de l’Histoire au corps politique jusqu’aux questions du genre. C’est ce que crient ses pièces de danse-manifeste : Tajwal (2012), sorte d’échappée aux assignations genrées ; Baladi ya wed (2015), cabaret dansé où s’enchevêtrent prostitution, rituel et encens ; Elgha (2018) sur les viols collectifs de la Place Tahrir.

Pendant le Festival