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Mes sueurs se sont transformées en larmes

  • Danse
  • Production déléguée

Fatoumata Bagayoko

Mes sueurs se sont transformées en larmes
Compagnie Jiriladon

Concept, chorégraphie et interprétation :
Fatoumata Bagayoko
Texte et interprétation :
Honorine Diama
Texte: Honorine Diama, Jeanne Diama
Propos recueillis par Ramata Diaouré
Musique: Manuel Wandji, sons et musiques traditionnels
Dramaturgie : Odile Sankara
Lumières: Camille Mauplot
Regards extérieurs : Serge Aimé Coulibaly, Arthur Eskenazi, Julie Kretzschmar

Production : Les Rencontres à l’échelle – Les Bancs Publics
Coproduction : L’Échangeur CDCN Château Thierry
Soutiens : Institut français de Bamako
Fatoumata Bagayoko est lauréate du programme « Visas pour la création 2020 » de l’Institut français en partenariat avec les Rencontres à l’Échelle - Les Bancs Publics

Création le 1er décembre 2020 dans le cadre de la SAISON AFRICA 2020 en partenariat avec le festival BAM à Bamako (Mali)

1 & 3 décembre : Festival Les Rencontres à l’échelle - Marseille
10 décembre : L’échangeur CDCN - Hauts de France - Chateau Thierry

Présentation

La précédente création de Fatoumata Bagayoko, Fatou t’as tout fait, à l’affiche des Rencontres à l’échelle en 2019, traitait déjà de la condition de la femme en Afrique par l’exposition et la critique de la tradition de l’excision. Avec Mes sueurs se sont transformées en larmes, Fatoumata Bagayoko veut encore une fois témoigner de la discrimination que subissent les femmes du Mali, pays où tradition et modernité cherchent encore leur équilibre. Dans un monde globalisé où l’exploitation de l’homme par l’homme se perpétue sous de nouvelles formes, les femmes et en particulier leurs corps demeurent les proies privilégiées de tous types d’abus. Comment inverser cette tendance ? Comment renouer avec une harmonie originelle entre les sexes ? La chorégraphe malienne choisit de partir du début, de la matrice. Emblème et réalité, le « ventre » d’où tout provient est aussi relié au principe nourricier, à la chaleur. Il s’accorde au féminin et se distribue généreusement. On peut également l’associer au centre d’une ville, d’un village, ou d’un pouvoir. Avec le désir de se réancrer dans un monde plus humain, où la place de la femme serait reconnue dans ses rôles multiples, d’hier et de demain, Fatoumata Bagayoko propose une pièce pour deux interprètes, entourées de tissus colorés, d’objets et de produits naturels à vertus thérapeutiques (feuille de karo, bissap, charbon, poudre de maïs), tous issus du quotidien d’un village malien. Chargé de symboles et de couleurs, organisé autour du souvenir et du soin, l’espace créé est une préparation et un appel aux transformations nécessaires au monde, individuelles et collectives.