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Il mare ha cambiato colore

En résidence

Un projet porté par la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied

© Bruno Boudjelal

Suggérer d’autres corps, ouvrir d’autres narrations que celles assignées par les discours violents sur la présence migratoire, laisser place à l’infra-ordinaire et à l’invisible.

Partir non pas des récits de voyage, aller à contrario de la métaphore odysséenne qui souvent accueille les transpositions sensibles des récits migratoires, ne pas interroger un voyage mouvementé et un retour plus qu’hypothétique mais s’arrimer à l’inscription sur un territoire, dans une ville, malgré la fragilité et l’incertitude.
La ville comme point d’entrée de travail, l’imaginaire qu’elle véhicule, les ressources qu’elle dispose à son insu pour se rendre hospitalière malgré elle aux formes de vie inventées par ceux qui repoussent sans cesse une destination définitive.
C’est une écriture pour le plateau, qui se compose à partir des images photographiques et des films vidéo réalisés par Bruno Boudjelal et un texte. Le texte est issu des conversations de Julie Kretzschmar avec des personnes qui vivent à Naples, Tanger, Tunis, Barcelone et Athènes.
Julie Kretzschmar et Bruno Boudjelal ont choisi ces villes parce qu’elles sont des stations pour les migrants de l’Afrique subsaharienne, ni des points de départ ni nécessairement des points d’arrivée, des endroits de vie plus ou moins temporaires.
Il mare ha cambiato colore est un titre métaphorique pour faire émerger des récits et des fictions inaudibles, celles qui s’écartent des récits formatés par les impératifs législatifs ou par les énoncés journalistiques.

Prochaine étape de travail à Tunis en Mai 2021.

Avec le soutien de la Cinémathèque de Tanger, de l’Ambassade de France au Maroc.
Remerciements : association Darna, Délégation diocésaine des migrations de Tanger.