cinéma

Carte blanche à la Cinémathèque de Tanger

  • samedi 16 novembre à 18h

  • durée : 1h31
    5€

    séance présentée par Sido Lansari, artiste visuel et directeur de la Cinémathèque de Tanger
    rencontre avec Abdelmohcine Nakari

  • Tangérois de souche, « enfant de la Medina » comme il aime se définir, Abdelmohcine Nakari se veut le témoin méticuleux des métamorphoses que subit sa ville. Photographe et vidéaste, il développe à travers ses séquences répétitives une angoisse, une inquiétude qui place l’homme au centre d’une problématique grave : comment dans un environnement désincarné peut-on exister, s’épanouir ? 
    En arpenteur obstiné, Abdelmohcine Nakari ne se contente nullement d’être le spectateur passif des changements de son époque, il répertorie consciencieusement les facettes de la société pour en dégager une identité aux multiples détours, jouant à l’infini avec les montages de ses photographies pour imaginer d’autres possibilités. Il émane de son travail une beauté indéfinie, aux accents d’une avant-garde très poétique.


    Cirque sans chapiteaux, 2012 (11 min)
    Abdelmohcine Nakari revisite l’histoire de la ville qui l’a vu naître, grandir à travers la grande Histoire d’abord, puis à travers sa propre histoire dans le Tanger contemporain. Avec subtilité et humour, il scrute au microscope les paradoxes d’une ville en mutation.


    La Maison, 2017 (1h21)
    Mohcine est un jeune marocain de Tanger, arrivé en Belgique dans l’espoir d’améliorer sa situation économique. Dans la précarité de l’arrivée, il a été́ dans l’impossibilité́ d’accéder à une société́ de consommation vantée de toutes parts.
    Quelques années plus tard, les choses s’améliorent ; le jeune tangérois revient dans son pays d’origine pour réaliser son rêve : construire sa maison avec un rez-de-chaussée commercial.


    La Cinémathèque de Tanger est une association à but non lucratif installée au sein de l’emblématique Cinéma RIF du centre ville de Tanger. Aujourd’hui centre de ressources, elle a pour missions la diffusion du cinéma alternatif mondial à Tanger et de faire rayonner le cinéma marocain à travers le monde, la collecte, la conservation et la valorisation du patrimoine cinématographique marocain et arabe, professionnel ou amateur et de mener des actions pédagogiques d’éducation à l’image. En douze ans, la Cinémathèque de Tanger est devenue un lieu de cinéma incontournable.