• Mostafa Abdel Aty
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théâtre

Mama

  • samedi 10 novembre 2018 à 20h30

  • durée 1h15
    en arabe surtitré en français
    15€ / 10€ — PASS 13€ / 8€

  • Le large et confortable fauteuil de l’aïeule occupe la position stratégique d’un salon chic et trop vaste. Autour, se perdent et s’ignorent, se vautrent et se confrontent les petits individualismes obstinés des membres d’une famille égyptienne de la bonne société.
    Entre drame bourgeois, tragédie et soap opéra, Mama clôt la trilogie familiale d’Ahmed El Attar. Il choisit un sujet électrique, le pouvoir des femmes au sein des maisons égyptiennes, et l’aborde à rebours des idées reçues. Face à l’invariable suprématie masculine, les personnages féminins de Mama optent pour le contrôle de leur progéniture mâle, tours maîtresses de parties d’échecs au train inexorable. Car à défaut d’incarner le pouvoir, elles n’ont d’issue que de l’obtenir par procuration, du moins le pensent-elles. Mères, soeurs, brus entrent en concurrence et en conflit les unes avec les autres, plus ou moins ouvertement.
    Le metteur en scène cairote nous présente in fine des femmes bien en phase avec leur époque qui se battent, se défendent et réinventent leur fonction. En quête d’une reconnaissance absolument justifiée, elles savent, comme la mère de Néron, qu’elles ont un rôle à jouer et ce, jusqu’au bout.

    Ahmed El Attar’s Mama, his third play in a family trilogy, is a combination of bourgeois drama, tragedy and soap opera. Challenging stereotypes of the Arab world, it focuses on a highly charged issue: the power of women in Egyptian families.

    • production Orient Productions / Temple Independent Theatre Company
    • coproduction Tamasi Performing Arts Network, MC93 Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis Bobigny, Festival d'Automne à Paris, Festival d’Avignon, Le Liberté Scène nationale de Toulon, Maison de la Culture de Bourges Scène nationale
    • soutiens Agence suédoise de coopération internationale au développement, Studio Emad Eddin Foundation


  • " Ahmed El Attar creuse un peu de silence au cœur du Caire, pour faire résonner ce qui parle, ce qui pense, ce qui ne se résigne pas. " FRANCE CULTURE, Aurélie Charon
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