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lecture

La clairière du Grand n’importe quoi

  • mercredi 21 novembre à 20h30

  • durée 1h15
    tarif unique 3€

  • S’il fallait refaire le monde, il commencerait par l’Afrique, tel est le projet poétique de La Clairière du Grand n’importe quoi, le nouveau récit d’Alain Béhar. Une Afrique toute en imagination pour celui qui n’y est jamais allé. Après un retour remarqué au plateau dans Les Vagabondes, il nous livre une palabre géante à l’ombre d’un arbre depuis longtemps disparu, adossé au vide, les yeux éblouis par la lumière crue d’un monde en plein suicide. Catastrophes à répétition, désastres écologiques, conflits en chaîne, migrations incontrôlables, zizanie, le climat se venge, nous sommes en 2043. Pour tenter d’absorber l’eau des inondations, des hélicoptères y larguent « des tonnes et des tonnes d’argent sale, de serpillères, de buvards, d’éponges et de poudre de lait en sachet ». Les figures de La Clairière du Grand n’importe quoi sont des brins de paille emportés dans une tourmente sans fin, un mouvement d’aspiration total. Alices perdues dans un pays du pire, absurde et inquiétant, elles dribblent entre les péripéties, jouent au sauve-qui-peut, cherchent la sortie, une porte, un vaisseau spatial, n’importe quoi. Ne trouvent qu’une improbable clairière, un origami géant, arche de papier posée comme une semence au cœur du plus grand désert du monde, pour repartir de zéro.

     

    « En 2043, il semble qu’un truc en général s’est détraqué plus vite qu’on ne le pensait en particulier, et pas du tout comme on croyait le savoir. Il y a eu une inversion du système des vents, des courants et des flux. Quoi qu’on en pense, ça reste difficile à concevoir sur un seul niveau de réalité. L’évolution inéluctable des tendances fâcheuses, peut-être, la colère des poissons, la fin d’un cycle prévisible ou bien la vérité des trous noirs, on n’en sait rien… »

     

    This poetical project written and performed by Alain Béhar features a fantasized Africa, catastrophes of all kinds, migrations towards imaginary lands, and a huge paper boat welcoming mixed cultures.


    Le texte sera édité en janvier 2019 aux éditions Espace 34.

    • en coréalisation avec Montévidéo - centre d'art