théâtre + danse

Zig Zig + Sa prière

  • vendredi 17 novembre à 20h30

  • Une soirée au Merlan :
    Zig Zig* suivi de Sa prière
    *en arabe et en anglais surtitré en français
    durée : env. 2h35 entracte compris
    tarifs : 20€ / 15€

  • Zig Zig — Laila Soliman

    « Zig Zig », l’onomatopée cinglante des soldats britanniques prononcée il y a plus de cent ans dans un petit village égyptien. Zig Zig, ce tout petit mot répété, annonçant le destin funeste de douze femmes, douze égyptiennes, douze paysannes, un jour sombre de leur vie. C’était en 1919, c’était la guerre d’indépendance, c’était le jour où elles ont été violées par les soldats. Mais, au lendemain et avec une audace incroyable, elles ont eu le courage de poursuivre en justice leurs bourreaux.

    Aujourd’hui, cent ans plus tard, sur un plateau quasi nu qui ne cédera ni à l’indigne ni au voyeurisme, cinq actrices portent et élèvent les mots que ces femmes, victimes héroïques, ont eus lors du procès. Dans cette pièce signée par Laila Soliman, figure montante de la scène indépendante égyptienne, le violon, le chant et la danse donneront corps à leur courage, à leur détermination de ne pas taire le crime qu’elles et tant d’autres subissent encore. Un acte théâtral qui croise l’Histoire aux histoires.

    In 1919, several women from an Egyptian village testified against British soldiers who had raped them. In 2017, Laila Soliman, a new voice from the independent Egyptian theatre scene, brings this trial to life, paying tribute to these courageous women.


    Sa prière — Malika Djardi

    Solo taillé dans une veine documentaire, Sa prière s’appuie sur une conversation entre Malika Djardi et sa mère. En voix off, Marie-Bernadette Philippon, devenue Aïcha Djardi, raconte sa conversion à l’Islam et sa pratique quotidienne de la religion. Sur le plateau, le corps de sa fille accueille sa parole, l’illustre, en prend le contre-pied ou s’en extrait tout à fait. Bien que foncièrement différentes, les trajectoires des deux femmes laissent entrevoir de surprenantes correspondances, qui tiennent du rituel, de l’engagement et de la croyance. Loin de vouloir opposer son monde à celui de sa mère, la jeune chorégraphe explore leurs communes interrogations face à ce qui nous transforme. À la prière d’Aïcha, Malika répond par une foi inébranlable en la danse. Faite d’énergie explosive et d’émotion savamment contenue, celle-ci électrise de bout en bout sa première pièce, intense et sensible. Le témoignage dansé d’une relation faite de liberté et d’affinités assumées.

    Building on the history of her mother, a fervently religious woman who converted to Islam, the talented young choreographer Malika Djardi creates a solo performance based on a dialogue between her mother’s ritual gestures of prayer and her own relationship with dance.

  • Sa prière

    conception, chorégraphie, interprétation Malika Djardi voix-off Marie-Bernadette Philippon design sonore Benoit Pelé conseils à la dramaturgie Youness Anzane scénographie Malika Djardi, Florian Leduc création lumière Florian Leduc

    production : Association STAND — coproduction : Charleroi Danses, Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie­-Bruxelles — résidences & soutiens : Skite Caen et “Afterskite” à l’Atelier de Paris Carolyn Carlson, Rhizome (Lyon), Charleroi Danses, Centre National de la Danse Lyon­-Rhône Alpes (Lyon) — remerciements : Jean­-Marc Adolphe, Benoît Pelé, Fabienne Aucant — texte de présentation : Laurence Perez - Les mots pour le dire

  • Zig Zig

    " Si, par son travail, Laila Soliman entend surtout « attirer l’attention sur ces moments oubliés », elle offre par là même un éclairage alternatif sur le mouvement nationaliste de 1919." Dina Heshmat - Orient XXI

    Zig Zig

    " Spectacle poignant de la rentrée, Zig Zig de Laila Soliman nous place face aux violences subies par les femmes égyptiennes sous la colonisation et lors des révolutions arabes. D'une intelligence rare. " Alice Archimbaud, Transfuge

    Sa Prière

    " La gestuelle très affirmée, les rondes courues, l'attitude sportive et débordante d'énergie, le jeu des coudes et des poignets...tout construit un univers parallèle mais pas déconnecté de la parole maternelle, dans une relation de liberté et d'affinité assumée, comme entre la danse de Cunningham et la musique de John Cage." Thomas Hahn, Danser canal historique, 2014 

    Sa Prière

    "La pièce installe un jeu de miroirs la mère et la fille, en abordant les questions du corps, du langage et de l’identité." Noémie Coudray, ParisArt
    A écouter sur France Culture
    La Grande table d'été avec Malika Djardi (mai 2015)
    France Culture, partenaire des Rencontres à l’échelle