théâtre

Décris-ravage

  • jeudi 17 novembre à 19h

  • durée 4h avec entracte (restauration sur place assurée par le restaurant Nour d'Egypte)
    15€ / 10€
    avec le PASS : 12€ / 7€

  • Un épais tas de feuilles, des documents, des photos, des cartes, des graphiques avec des courbes, des statistiques. Elle est là, debout devant son pupitre, comme une conférencière. Et parfois, Adeline Rosenstein se tourne vers le mur du fond, tout blanc, et y jette une petite boule faite de plâtre et de gaze.

    Dans Décris-ravage, l’artiste allemande qui a grandi à Genève, étudié à Jérusalem et Berlin, travaillé entre Buenos Aires et Bruxelles, donne à voir une série de conférences historiques théâtrales consacrées à l’histoire de la « Question de Palestine ». L’histoire des retrouvailles depuis 1799 entre l’Occident, ses artistes, ses armées, et un petit territoire peuplé aux enjeux imaginaires infiniment grands : Israël, la Palestine, la Terre Sainte…

    Composé de moments ludiques, érudits et impertinents, bien que s’attachant à une épineuse question, Décris-ravage est composé de six épisodes, eux-mêmes divisés en petites rubriques prises en charge par des orateurs ou des oratrices différents. Chaque rappel de faits historiques est illustré par des témoignages d’artistes occidentaux de passage dans la région ou par des extraits de pièces de théâtre du monde arabe, tandis qu’un rappel lexicologique ponctuel éclaire sur la naissance et les usages des termes employés par les uns et les autres.

    Pas de PowerPoint ou d’images pour cette conférence performance mais une figure, des acteurs, des boulettes jetées et de la pensée érudite et joyeuse. Il fallait bien ça, dit Adeline Rosenstein, pour « démêler puis refaire le nœud de ce qui a bien pu se passer pour qu’on en arrive là. »

  • " J’ai toujours créé mes pièces en mêlant citations littéraires, témoignages et paroles de chercheurs en sciences sociales. Mais Décris-ravage a effectivement évolué de façon empirique, de cul-de-sac en cul-de-sac, avec des spectateurs choisis, invités aux répétitions, dont les remarques ont nourri parfois directement le texte. En avril, tout sera terminé, et ces cinq années seront passées trop vite. "

    Lire l'article sur Libération


    " Brillant et extrêmement ­documenté, Décris-ravage reprend les codes de la conférence, d’une manière ludique. Adeline ­Rosenstein est sur scène, avec quatre camarades. Quand elle veut signaler un endroit sur une carte, un portrait ou une photo, elle envoie une boulette de papier mâché s’écraser contre un panneau.  "

    Lire l'article sur Le Monde


    " Dans la genèse de ce projet, il y a ce vœu : sortir de l’indignation virulente, de la lassitude pour démêler, délier, et enfin oser cette "traversée historique et sémantique de l’histoire de la Palestine".

    Lire l'article sur La Libre