théâtre

Antigone of Shatila

  • vendredi 29 janvier à 19h30 /COMPLET/
    samedi 30 janvier à 20h30 /COMPLET/

  • tarifs : 15€ / 10€

  • Et si de la tragédie pouvait naître l’espoir ? C’est à la lumière de ce qu’elles ont vécu qu’Omar Abusaada a proposé à dix-sept refugiées syriennes au Liban de revisiter l’histoire d’Antigone. Sur le plateau, elles sont dix-sept à donner corps et âme au projet du metteur en scène. Deux mois durant, dans le camp de Chatila, elles se sont familiarisées avec le théâtre et l’œuvre de Sophocle. À toutes, la fille d’Œdipe est apparue comme une sœur. Comme elle, elles ont perdu un frère, un mari ou un fils. Comme elle, elles se sont élevées contre l’autorité et l’injustice. Avec beaucoup d’habileté, Omar Abusaada met en parallèle leurs parcours. Au texte originel se mêlent les drames personnels, documentant une situation que ne traduit aucun chiffre. Mais cette Antigone of Shatila vaut aussi par la force de ses interprètes, qui trouvent dans la pièce un nouveau souffle. À travers les âges et les continents, le courage d’Antigone continue de briller et, tel un phare, de percer le brouillard.

    Il veut « croire dans le pouvoir salvateur du théâtre » et ses créations lui donnent raison. Entre Damas et Beyrouth, le syrien Omar Abusaada poursuit un art capable de libérer les mots et, par là même, de provoquer des changements. Politique, au sens grec du terme, son travail n’en est pas moins le fruit d’une recherche esthétique contemporaine. C’est avec la complicité du dramaturge Mohammad Al Attar qu’Omar Abusaada a réalisé deux de ses derniers spectacles : Antigone of Shatila et, avant lui, Could you please look into the camera ? Construite à partir du témoignage de jeunes opposants revenus des prisons de Bachar el-Assad, cette forme novatrice lui a ouvert les portes de la scène internationale. L’invitation d’Antigone of Shatila aux Rencontres à l’échelle constituera sa première occasion de rencontrer le public français.


    Antigone of shatila“ is both, the linguistic and the physical expression of 17 syrian women who have fled their home­ land and sought refuge in Lebanon. In dialogue with sophocles’ Antigone, they speak out and recount the bravery of the tragic Greek heroine who takes a stand against the government. The story of escape, conflict and resistance as experienced by countless people is told from a very personal cultural and gender­specific per­ spective as a means of reflecting on the ancient myth.