Kretzschmar

Julie Kretzschmar metteure en scène France

Comédienne et metteur en scène formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier, elle fonde la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied en 2000. Les créations de la compagnie contribuent à nourrir la dimension internationale de la structure qu’elle dirige, Les Bancs Publics et notamment la direction d’un festival de création Les Rencontres à l’échelle. Deux composantes majeures de son identité sont un lien ténu avec des auteurs et la valorisation de textes inédits et des équipes réunissant des artistes porteurs de différentes traditions théâtrales. Titulaire d’un doctorat de Droit public général l’université de Montpellier, Julie Kretzschmar a travaillé entre 1996 et 2000, en tant que juriste pour des structures spécialisées dans la défense du droit des personnes étrangères.

En posant l’altérité comme point de départ d’un imaginaire du monde, la compagnie s’appuie sur des narrations – commandes passées à des auteurs, travail d’adaptation mais également recueil de paroles documentaires – qui engagent à découdre les stéréotypes de nos rapports Nord Sud, en faisant entendre des voix singulières de la « littérature monde ». Une littérature affranchie de tout pacte colonial, porteuse de langues qui disent notre monde en devenir. Elles sont les vecteurs de création qui sont expérience sonore et sensible et interpellation de chacun sur ses représentations des histoires et des géographies. A partir de 2006, la compagnie inaugure un cycle de création autour des liens migratoires qui unissent les villes d’Alger et Marseille, donnant naissance à des séries de formes hybrides et deux mises en scène pluridisciplinaires dans lesquelles interagissent témoignages vidéo, jeu d’acteurs et création sonore. De ce lien avec la scène artistique algéroise, s’ensuivra une étroite collaboration avec l’auteur Mustapha Benfodil avec lequel elle travaille depuis 2009, aussi bien en Algérie qu’à Marseille. Elle poursuit ce travail jusqu’à ce jour en associant des auteurs au processus de création. Kara’ Une épopée comorienne est le dernier projet de la compagnie qui associe une quinzaine d’amateurs à une équipe internationale est issue d'une commande de Marseille Provence capitale de la Culture. Elle travaille avec une équipe fixe (éclairagiste, scénographe, régie plateau et production) et y associe des acteurs étrangers qui vivent dans leur pays (Algérie, Comores, Burkina Faso). L’écriture et la production des projets s’amorcent au cours de résidences à l’étranger. Elles connaissent une diffusion à l’international (Italie, Tunisie, Algérie, Egypte, Comores).