installation vidéo / photographie

Ce qui est perdu

  • Du 5 novembre au 3 décembre 2011

  • Dans son travail artistique, Mehdi Meddaci explore à sa guise la mémoire et le temps, à la recherche de ces «différents exils logés dans le geste de l’attente».  La mémoire et le temps : c’est cela qui est perdu, c’est ce qui se compose et se recompose inlassablement.

    Capteur de traces, Mehdi Meddaci transforme d’infimes vibrations en paysages physiques et humains, bouleversés et captivants. De Montpellier, dont il est natif, d’Alger, de Beyrouth ou de Paris, il prélève des éléments qui éclairent autant sa propre histoire que sa démarche de plasticien. Ses installations vidéo (Lancer une pierre, Murs, Alger la Blanche), et ses grandes images translucides, composent un cycle de travail sans cesse renouvelé, au titre presque romantique : Ce qui est perdu. C’est cependant ce qu’il nous reste, ce qui fait œuvre, à tous les sens.

    Aprés Lancer une pierre, l’installation Murs et le film Tenir les murs (projeté le 5 novembre à la Cité Maison de Théâtre) poursuivent le cycle initié par Corps traversés en 2007. Deux oeuvres qui s’enchaînent et questionnent l’emprise du temps sur le corps mis hors-circuit.
    « Paradoxalement, c’est dans l’attente, contre le mur, que le besoin de «traversée», de «route» et de «retour» est le plus perceptible. Je cherche les différents exils logés dans le geste de l’attente.»
    Mehdi Meddaci