Les borgnes ou le colonialisme intérieur brut
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Les borgnes ou le colonialisme intérieur brut

  • VENDREDI 26 NOVEMBRE 2010 À 19h

  • Dans un asile de fous croupit Salah, un vieil instituteur affaibli et aveugle. Trente ans auparavant, il fut arrêté, torturé et soumis à toutes sortes de persécutions pour avoir enseigné à ses élèves que « le 5 juillet 1962, l’Algérie a quitté la France après 132 ans de colonisation. » Ce jour-là, Salah avait « chaussé » le mauvais oeil, son oeil gauche, celui avec lequel il voit tout à l’envers, lui dont la lignée se réclame des Borgnes Lumineux, des gens qui, par la grâce d’un gène magique, ont le don de voir la chose et son contraire.
    Mustapha Benfodil raconte la guerre d’Algérie à travers une fable dont le héros, Samir, lui aussi descendant de la lignée des Borgnes Lumineux, voit le monde inversé, selon s’il le regard de l’oeil gauche ou de l’oeil droit.

    Dans 
le 
cadre
 d’un 
travail 
préparatoire 
à 
ma 
prochaine 
création 
prévue
 en 
janvier 
2012,

 l’idée
 est
 d’organiser, 
dans 
le 
cadre 
des 
Rencontres 
à
 l’échelle, 

une 
lecture 
de
 ce
 texte 
avec
 des
 jeunes 
comédiens
 qui
 vivent
 en 
Algérie 
et 
des 
jeunes 
comédiens
 de 
l’Université
 d’Aix‐en‐Provence.
    Cette 
envie
 répond
 à
 une 
double 
nécessité 
: 
d’une
 part 
le
 partage
 des 
expériences, 
du
 vécu
 de
 chacun
 dans
 son
 rapport
 de
 près
 ou
 de
 loin
 à
 l’histoire
 franco‐algérienne
 ‐
 dont
 il
 est question
 dans
 ce
 texte
 ‐
 et
 d’autre
 part
 interroger
 ce
 texte
 avec
 comme
 seul
 objectif 
la
 rencontre
 et
 l’échange,
 sans 
la 
contrainte 
de 
la
 création
 comme
 finalité. 
»
    Kheireddine 
Lardjam