Un lare dans le laboratoire
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Un lare dans le laboratoire

  • jeudi 12 novembre 2009
    samedi 14 novembre 2009 à 19h30

  • durée indéterminée

  • Un laboratoire de la déception, de la dissimulation documentaire avec l’intention de décevoir… En collaboration avec des boulangers algériens et français, un drôle de laboratoire de la déception élabore des containers panés à partir de farine, de semoule, de levain, d’eau et de sel afin de transporter ou envoyer des documents depuis la ville d’Alger jusqu’à Marseille. À leur arrivée, par bateau, avion ou poste, ils sont stockés – pour des raisons de sécurité – dans un lieu tenu secret jusqu’au jour de la récupération des données : à l’aide d’appareils d’analyse hydrométrique, thermique ou de mesure des accélérations et vibrations qui se cachent à l’intérieur des pains, les messages sonores sont décodés grâce au savoir-faire technologique de Damien Sorrentino. Par la suite, Nicolas Gerber restituera au public le contenu de ces messages sous la forme d’une improvisation documentaire.

    Investiguant les thèmatiques du déplacement et de la migration -physique, sonore ou continue- le laboratoire investi par Nicolas Gerber explore un territoire miroir, Alger, et construit une géographie hyperchroniquement humaine, avec tous ses détours, intervalles et superpositions invisibles. Jouant avec la notion de « cacher-montré » (J.L Borges) -là où l’art serait un modèle théorique et pratique de l’obscène-, la représentation publique s’appliquera à « tout dissimuler tout en montrant tout ce que l’on peut montrer».

    D’origine suisse et habitant à Marseille, je choisi de dessiner un triangle à partir de où je viens, où je suis et là où je pourrais aller de manière symptomatique : Alger (l’Algérie) devient à mon sens un symbole de transfiguration permettant de rapprocher ou assembler des formes étrangères l’une de l’autre. Dans cet espace nomade, une réflexion non-humaniste est possible, c’est à dire que je n’envisage pas d’y assouvir une fonction objective mais au contraire, d’y créer des liens basés sur une notion primaire de l’activité humaine, de transporter et rassembler par attirance. » Nicolas Gerber