cinéma

Inland

  • dimanche 8 novembre 2009 à 19h

  • Suivi d’une rencontre avec Tariq Teguia.

  • Alors qu’il vit en quasi reclus, Malek, un topographe d’une quarantaine d’années, accepte une mission dans une région de l’Ouest algérien. Il est chargé des tracés d’une nouvelle ligne électrique devant alimenter des hameaux enclavés des monts Daïa, une zone terrorisée il y a à peine une décennie par l’islamisme. Un jour, une jeune clandestine venue d’Afrique noire vient se réfugier dans sa cabine. Malek décide de l’emmener vers le Nord, en direction de la frontière marocaine, lieu de passage obligé pour atteindre l’enclave espagnole de Mellila. Mais la jeune femme ne veut plus fuir vers l’Europe, épuisée, elle veut rentrer chez elle, accomplir le chemin du retour. Elle dessine du doigt un itinéraire sur les cartes de Malek, vers le Sud Est, en une interminable diagonale vers la frontière algéro-malienne. La route vers le désert, un point de disparition mutuelle.

    Par son sens de la cruauté, de l’absurde et de la révolte, par sa beauté solaire et minérale, par son profond humanisme qui hurle silencieusement à perte de vue, ce film semble multiplier Kafka par Camus et y additionner Antonioni. L’équation est complexe, son résultat bouleversant. » Le Monde, 24/03/2009.

     » …le plus beau cadeau qui nous ait été offert depuis longtemps pour faire avancer le cinéma qu’on aime. » Libération, 25/03/2009.

     » Désormais, grâce à Inland, on en est sûrs : Tariq Teguia fait partie des cinéastes importants de notre temps et des années à venir.(…) On pense évidemment à Antonioni, mais jamais on ne sent Teguia dans l’imitation, dans la citation : il a juste retenu les leçons de ses prédécesseurs, ilreprend à son compte leur héritage, leur art, avec sans doute une inconscience, une application et uninvestissement qui lui sont propres. » Les Inrockuptibles, 20/30/2009.

     » Telle est la beauté de ce film qui, comme le précédent (…), parle tout en même temps du désir de quitter ce pays, et du besoin de s’y enraciner. » L’Humanité, 25/03/2009.